Nombre d'anciens combattants ne partagent pas cette approche historique : ils étaient présents en Algérie après le 19 mars et ont subi des actions de feu et des violences inhérentes au conflit après cette date. On dénombre ainsi 55 tués dans les rangs de l'armée française, environ 160 disparus et entre 60 000 et 100 000 morts parmi les harkis !
Nous avons l'habitude de commémorer les victoires ; or, il s'agit ici d'un cessez-le-feu. Certes, un cessez-le-feu est toujours un moment fort mais ce n'est pas la fin de la guerre. Cette proposition de loi blesse une partie de la population, dont on ne reconnaît pas la douleur, lui donnant l'impression d'un certain mépris. C'est ainsi que je le ressens également...