Le budget, c’est déjà pas mal !
Nous le savons tous, donc, mettre en œuvre un tel programme reviendra inéluctablement, dès 2017, à casser une partie des structures de notre système de protection sociale, en le privatisant ou en réduisant fortement son périmètre d’intervention dans la santé, le logement, la solidarité, l’école, etc.
D’ailleurs, malgré les rétropédalages laborieusement engagés, c’est bien une amputation de notre protection sociale que vous envisagez avec votre volonté de distinguer entre les affections graves ou vitales, d’un côté, et les « soins du quotidien », de l’autre.
Au-delà des seules questions budgétaires, c’est bien un choix de société qui s’offrira dans quelques mois aux Français : le recul des grands services publics et la privatisation de notre protection sociale que vous nous promettez d’un côté, l’attachement à un haut niveau de solidarité de l’autre, tout en confortant les comptes publics et notre compétitivité.
Pour ce qui nous concerne, notre choix est clair, et il s’exprimera aujourd’hui dans le soutien au projet de loi de finances rectificative tel qu’il nous revient de l’Assemblée nationale. Nous tenons aussi à exprimer nos remerciements, qui seront certainement largement partagés, à M. le secrétaire d’État pour sa disponibilité, son opiniâtreté dans la défense de l’intérêt général et la pédagogie dont il a su faire preuve, ainsi qu’à ses services.