Certes, il aurait sans doute fallu commencer ce débat plus tôt, mais c’est une autre histoire.
Monsieur le rapporteur, de votre point de vue, ce texte est déséquilibré. Ce n’est pas ce que pensent le Gouvernement, la majorité des élus parisiens et de nombreux parlementaires, en particulier les députés. Au contraire, ce texte est d’autant plus équilibré qu’il s’est enrichi d’un certain nombre de sujets et d’articles, durant le débat, mais aussi, c’est vrai, bien avant que ce projet de loi ne soit déposé sur le bureau du Sénat, notamment pour ce qui concerne le fait métropolitain.
Vous regrettez que quatre métropoles supplémentaires soient créées et que ce texte en compte finalement sept de plus. Pourtant, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs de la majorité sénatoriale, une majorité de vos amis soutiennent la création des métropoles. Certains siègent même ici et me demandent de ne surtout pas lâcher et de ne pas vous écouter. Quatre des sept métropoles nouvelles – celles de Tours, Orléans, Toulon et Saint-Étienne – sont dirigées par des responsables de droite. Ils sont venus me voir et, c’est vrai, monsieur Requier, la vision de leur territoire m’a convaincu. Dans la vie publique, se laisser convaincre n’est pas un mal, lorsque les arguments présentés sont solides.
Quant au suffrage universel, monsieur le rapporteur, il est dans la loi et nous aurions dû décider du mode de scrutin avant le 1er janvier dernier, pour des élections prévues en 2020.