Au sein de la délégation, j'apprécie particulièrement qu'à la différence de ce qui se passe en général au Sénat l'importance des propos n'y soit pas proportionnelle à l'effectif des groupes. Ici, nous avons du temps pour pouvoir nous expliquer ; deux minutes, c'est en effet un peu léger quand le sujet est compliqué. Par ailleurs, je souscris à ce qu'a dit Yannick Vaugrenard : il n'y a pas de fatalité. C'est ce que je reproche aux futuristes, ils prolongent, poursuivent les tendances en évacuant complètement la dimension politique. Je ne crois pas au sens de l'Histoire. Si personne ne connaît ni l'heure ni le moment, nous pouvons tout de même baliser le chemin, identifier les risques pour, éventuellement, éclairer la décision politique. Cela étant, vous pouvez claironner ce que vous voulez et autant de fois que vous le voulez, si le politique ne suit pas derrière, il ne se passera strictement rien, ou exactement le contraire. Peut-être la caractéristique de notre assemblée, puisque nous sommes au Sénat, est-elle d'essayer de faire le lien entre toutes les dimensions d'un problème.