Nous recevrons M. Le Drian la semaine prochaine, et avons reçu Cédric Villani la semaine dernière. Notre lien à la politique est d'autant plus fort que nous oeuvrons avant tout pour la société civile. D'ailleurs, nous travaillons en open source, pour le bien commun. Nous avons une fondation, et nous nous efforçons de rendre nos programmes aussi inclusifs que possible. En travaillant sur des futurs à cent ans, sur des utopies, sur des dystopies, nous mobilisons la société civile, notamment sur la mobilité. La place de l'imaginaire est prépondérante.
Quant à l'accélération de l'accélération, elle me rappelle le livre du président du forum de Davos, Klaus Schwab ; le temps est-il en train de disparaître ? Thomas Pesquet nous expliquait récemment que, pour la NASA, le futur commence dans dix-sept secondes. En créant un lieu dans la nature, afin de nous reconnecter à l'essentiel, nous prenons le contrepied de cette évolution. Nous souhaitons sortir du cycle de l'innovation incrémentale du XXe siècle, qui ne produit rien d'enthousiasmant. D'où l'importance de prendre du recul. C'est le moment ou jamais.