Le hasard a voulu que la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable organise, ce matin, une table ronde sur la mobilité. Dans ce cadre, j’ai été amenée à interroger un spécialiste des problématiques de mobilité et de connexion sur l’adaptation des infrastructures à la circulation des véhicules connectés. Il a d’abord évoqué des « corridors connectés », beaucoup plus adaptés aux grandes voies de circulation qu’aux routes départementales. Nos réseaux départementaux pourront-ils être adaptés aux véhicules autonomes et, si oui, disposons-nous aujourd’hui d’une estimation des investissements nécessaires ?
Par ailleurs, ce spécialiste a observé qu’il pouvait y avoir plusieurs types de véhicules connectés, dont des véhicules très haut de gamme moins dépendants des infrastructures. Cependant, le coût de ces véhicules très haut de gamme sera très élevé : outre l’inégalité territoriale, n’allons-nous pas vers une fracture sociale, ces véhicules hypersophistiqués étant réservés à une élite ?