Monsieur le président, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission des affaires étrangères, mes chers collègues, jeudi dernier, lors des questions d’actualité au Gouvernement, j’interrogeais le Premier ministre sur la réaction de la France au massacre de Douma. Depuis samedi, nous avons la réponse, et en ce qui me concerne, je crois qu’elle est la bonne.
Menée avec un grand professionnalisme et beaucoup de discernement, elle a démontré la capacité des armées françaises à frapper rapidement, précisément et avec efficacité à près de 4 000 kilomètres de notre territoire.
Rapidité, précision, efficacité, mais le mot le plus important est peut-être « autonomie ». Seuls deux pays européens, la France et le Royaume-Uni, sont aujourd’hui capables d’une telle intervention et il est vital, même si nous savons que c’est coûteux, que ces capacités soient maintenues dans l’avenir.
J’entends depuis samedi certaines critiques, en France même, sur l’opportunité de cette intervention. Nous étions habitués à un consensus très général en matière de politique étrangère et de défense. Pas de la part, bien sûr, de l’extrême droite et de l’extrême gauche, unies depuis toujours dans leur amour des dictatures