L'Assemblée débat depuis fort longtemps de ce projet de loi de programmation militaire : il a été déposé en Conseil des ministres le 7 février 2018, nous avons réalisé nos auditions du 8 février au 8 mars, avant l'adoption en séance publique le 27 mars 2018.
Lorsque j'ai présenté ce texte devant la commission et en séance publique, j'ai souhaité qu'il recueille la plus large majorité possible pour montrer à nos armées que la représentation nationale les soutenait, et qu'elle revenait ainsi sur vingt ans de reculades sur le budget et les ressources humaines des armées - nous en avions connu ces dernières années. Les députés ont enrichi le projet de loi autour de deux logiques principales : sécuriser budgétairement le texte et améliorer les conditions de vie des soldats et de leur famille - c'est un texte « à hauteur d'homme ».
À la différence des précédentes lois de programmation militaire, les ressources prévues sont uniquement budgétaires. Nous avons voulu conforter ces crédits budgétaires, en adoptant à l'unanimité, dès le débat en commission, dans le rapport annexé de la LPM, au titre de l'article 2, que l'article 17 de la loi de programmation des finances publiques ne s'applique pas à la mission budgétaire « Défense », en raison des difficultés d'exécution. Le Gouvernement ne s'y est pas opposé.
Je souligne les bonnes relations avec le Gouvernement et le cabinet de la ministre des armées, Mme Florence Parly, qui permettront de conforter l'esprit de la loi et son exécution.
Les armées sont avant tout des femmes et des hommes. Au-delà de la livraison de matériel de qualité le plus rapidement possible, ils ont besoin des meilleures conditions humaines pour exercer leur métier. Nous avons travaillé en dialogue constant avec le Gouvernement et obtenu des avancées sur la condition des militaires, leurs droits, ceux des réservistes, les reconversions. À l'Assemblée nationale, nous avons pu bénéficier de la présence de la ministre tout au long de l'examen du texte en commission, et de l'adoption d'amendements provenant de tous les groupes politiques. Ce dialogue a été très constructif. Le texte a été adopté à une large majorité à l'Assemblée nationale, ainsi qu'au Sénat. J'espère que nous parviendrons à un accord global.