En conclusion de cette première table ronde, on peut dégager un certain nombre de messages. D'abord, je pense qu'il est important de parler d'éducation et de sensibilisation de nos concitoyens sur l'importance de la vaccination.
Ensuite, l'hésitation vaccinale n'est pas qu'un phénomène marginal, et donc il faut être vigilant. L'hésitation vaccinale a une dimension personnelle, mais c'est aussi un élément extrêmement important par ses conséquences en termes de protection de l'ensemble de la société. Je pense qu'il faut donner un poids philosophique ou sociétal à la nécessité de réfléchir à l'intérêt d'une vaccination pour l'ensemble de la population.
Troisièmement, nous retenons bien entendu l'importance de la vaccination à l'école. Je rejoins Alain Fischer sur ce point, nous en parlerons au ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, mais il me semble que le coût ne serait pas très important. Il faut y sensibiliser la communauté éducative. Je rappelle que, dans le cursus des études médicales et des soignants en général, une partie relève de l'intérêt général, dans la mesure où nous poussons les étudiants en santé à pratiquer des activités d'intérêt général. Ces activités pourraient être la formation à la vaccination, voire à la pratique des vaccinations dans le milieu scolaire. Il s'agit d'une question d'organisation.