Le droit actuel sur ce sujet est absurde : quand il y a un projet de PMA mené par un couple et que le conjoint disparaît, la femme n'a pas d'autre solution que de donner ou détruire ces gamètes. Et, si elle veut poursuivre son projet de PMA, elle doit recourir à un don. C'est inconcevable !
En tant que législateurs, nous devons être attentifs aux progrès de la science et à leurs implications. Le professeur René Frydman nous a indiqué que dans sa pratique professionnelle, il veillait toujours à laisser la plus grande liberté possible à ces patients. Je crois que nous devons écouter cette mise en garde. Nous ne pouvons pas tout encadrer par la loi, qui plus est sur des sujets aussi intimes !