Monsieur le sénateur Magner, au cours de l’audition de la commission de la culture que je viens d’évoquer, j’ai fourni toute une série d’explications. En réalité, vous avez d’ores et déjà les réponses à vos questions.
Vous connaissez par exemple les raisons pour lesquelles le contrôle continu a été mis en place. Encore une fois, celui-ci était prôné par les acteurs auxquels vous avez fait référence. Alors, ne brouillons pas le message : si le contrôle continu est mis en œuvre, c’est pour favoriser un meilleur approfondissement des savoirs, empêcher le bachotage des élèves et garantir une plus grande égalité. Aujourd’hui, en effet, nous héritons des inégalités du système antérieur et si, comme d’habitude, nous choisissions l’immobilisme, cela déboucherait sur un accroissement des inégalités.
Si la situation antérieure était satisfaisante, cela se saurait. En réalité, c’est le précédent système qui était inégal puisque, avant même de passer le baccalauréat, environ la moitié des futurs étudiants étaient déjà présélectionnés dans les filières sélectives, parfois en fonction des établissements dans lesquels ils étaient scolarisés ou de notes qui étaient beaucoup plus hétérogènes et beaucoup moins objectivées que celles du système que nous mettons en place.