Ce qui est à mettre en cause, c’est non pas tant le tee-shirt que cette forme d’abandon des forces de l’ordre, qui sont les derniers gardiens de la République, à un moment où la France – cela a été dit – est fracturée, divisée et vit dans la peur.
De deux choses l’une : ou bien le Président de la République agit de façon légère, et c’est assez inquiétant ; ou bien il est parfaitement conscient de ce qu’il fait, parce qu’il est assez transgressif, et là, pour le coup, c’est gravissime, car méprisant à l’endroit des forces de police, qui assurent la sécurité des Français, celle du Président de la République, et la vôtre aussi, monsieur le Premier ministre.
Pourriez-vous donc, au nom du Président de la République, exprimer au moins des regrets et réaffirmer, avec conviction, la défense des forces de police, qui sont sur le pont depuis l’affaire de Charlie Hebdo, c’est-à-dire depuis cinq ans, et protègent notre démocratie de toutes les personnes, de plus en plus nombreuses dans le pays, qui menacent les valeurs de notre démocratie ?