Intervention de Guillaume Arnell

Réunion du 5 février 2020 à 15h00
Sécurité sanitaire — Article 8

Photo de Guillaume ArnellGuillaume Arnell :

Cet amendement a été déposé par ma collègue Véronique Guillotin et plusieurs autres collègues du RDSE.

Le rayon des plans particuliers d’intervention en cas d’accident nucléaire a été étendu à 20 kilomètres autour des installations. Ces PPI déterminent notamment le périmètre dans lequel des pastilles d’iode sont distribuées gratuitement aux habitants. Si le rayon est récemment passé de 10 à 20 kilomètres, il reste bien en deçà du niveau fixé par nombre de nos voisins, comme la Belgique, où il est de 100 kilomètres, ou le Luxembourg, qui distribue gratuitement des pastilles d’iode sur l’ensemble de son territoire en prévention d’un accident à Cattenom, en Moselle.

Nos centrales nucléaires sont vieillissantes, et les phénomènes climatiques s’intensifient. Il paraît donc nécessaire d’engager des actions plus poussées en matière de protection sanitaire des populations exposées à ces risques. Si la prise de pastilles d’iode ne permet pas d’éviter l’accident, elle est une solution d’urgence permettant d’empêcher en partie le développement de cancers et de troubles de la thyroïde après une exposition radioactive.

Puisqu’il n’est pas question de faire des économies sur la santé de nos concitoyens, et pour répondre à leur inquiétude légitime, cet amendement vise à étendre le périmètre des PPI à l’échelle de l’intercommunalité. L’échelle nationale aurait été préférable, mais nous proposons une solution de compromis : dès lors qu’une commune entre dans le rayon des 20 kilomètres, l’ensemble des communes membres de son intercommunalité intègre également le périmètre du PPI.

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