Madame la sénatrice, permettez-moi de nuancer votre propos pour ce qui concerne les grands secteurs exportateurs. Certains d’entre eux continuent à avoir des excédents majeurs, comme l’aéronautique, la pharmacie, l’agroalimentaire, les cosmétiques et la construction navale – avec 3 milliards d’euros d’excédents cette année.
Nous avons la chance d’avoir dans notre pays de très grands groupes, des champions mondiaux qui soutiennent nos exportations. La faiblesse de notre commerce extérieur vient de ce que, derrière ces groupes qui, avec les ETI, portent 87 % des exportations françaises, nos PME-PMI n’en représentent, quant à elles, que 13 %. C’est là que nous devons mener le combat, car c’est là que les marges de manœuvre sont importantes.
En ce qui concerne la feuille de route sectorielle, elle existe et elle est portée par France 2030. Parmi les priorités de ce plan figurent les grands secteurs de croissance des prochaines décennies, dans lesquels nous devons investir pour que les industries concernées permettent le développement d’entreprises exportatrices.
S’agissant de l’aspect géographique, l’analyse existe, bien sûr, mais, comme je le dis souvent aux entreprises, je ne veux pas restreindre leurs choix. En effet, elles devraient avoir le monde comme horizon ! Certes, il existe de grandes zones de croissance – l’Asie aujourd’hui et demain très certainement l’Afrique –, mais il ne faut pas négliger l’Amérique latine pour autant.
J’y insiste, pour qu’une entreprise soit performante à l’export, il faut impérativement qu’elle ait demain le monde comme horizon.