Malgré nos efforts, nous stagnons par rapport aux objectifs de la DCE. Nous conservons un ratio de 48 % de masses d'eau de surface en bon état écologique, alors que le nouveau SDAGE demande de le porter à 67 % d'ici à 2027. Nous déployons un plan d'action pour atteindre cet objectif qui s'avère ambitieux et qui demande de dégager d'importants moyens financiers.
Nous avançons rapidement grâce à nos efforts, mais nous avançons sur un tapis roulant qui recule. Par conséquent nous stagnons. Les effets du changement climatique mettent considérablement en tension la question de l'accès à la ressource en eau, mais d'autres facteurs s'ajoutent, comme l'augmentation de la population. Dans notre bassin, s'ajoute la question de l'importante population touristique liée tant au tourisme estival qu'au tourisme hivernal. Nous avons ainsi des débats sur la neige de culture.
Par ailleurs, je ne souhaite pas passer sous silence un troisième grand défi qui concerne les milieux naturels et qui renvoie à la restauration des cours d'eau, des zones humides et des milieux marins. Je rappelle d'ailleurs que les agences de l'eau se réfèrent tant à la DCE qu'à la directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), associée à des objectifs de bon état écologique du milieu marin.