Rien, mais rien ne l'oblige non plus ! Or, l'effet d'annonce de l'agence de notation serait réduit puisque son analyse serait remise en cause dans le même document.
En ce qui concerne la transparence, nous ne pouvons accepter que les agences de notation puissent faire état d'informations privilégiées. Qu'elles exigent des informations d'un émetteur, rien de plus naturel, mais il importe que ces informations soient immédiatement rendues publiques. Les avis des agences seraient ainsi démythifiés.
Il est sans doute excessif de prévoir une approbation, comme le demande la Commission, mais un dialogue entre l'autorité européenne et les agences sur les méthodes utilisées est nécessaire. Si les méthodes sont biaisées par mauvaise intention, mais aussi pour des raisons culturelles, il faut pouvoir demander aux agences de procéder à une rectification et le faire savoir au public. Plus les choses seront sur la table, plus la situation sera saine.