Merci pour la présentation de ce travail fouillé sur l'implantation territoriale des universités dans leur diversité.
S'agissant de l'utilisation du nom « université », vous vouliez sans doute dire qu'il convient de différencier les universités privées, qui ont acquis ce titre avant la loi de 1880, et celles qui l'ont acquis après.
Vous dressez un constat assez sévère du pilotage par l'État du paysage universitaire et invitez à une réflexion systémique, incluant l'enjeu, central, du financement, via les subventions, mais aussi les PIA, très concentrés sur les grandes universités.
Une évolution est en cours de la contractualisation entre l'État et les universités : les contrats d'objectifs, de moyens et de performance sont-ils la solution pour assurer une meilleure allocation des moyens, tenant compte de la singularité des établissements, et doivent-ils être étendus à toutes les catégories d'universités ?
Votre rapport ne s'engage pas beaucoup sur la question de l'autonomie : pourquoi ce manque de focus, et quelles formes pourrait prendre une relation refondée entre le ministère et ses services déconcentrés d'une part, les établissements de l'autre ?
Vous dressez un bilan plutôt favorable des antennes universitaires : leurs résultats académiques sont tout à fait comparables à ceux des universités mères, pour un coût inférieur - encore que l'estimation soit assez approximative, si j'ai bien compris. En revanche, la poursuite d'études en deuxième cycle est assez faible. Pour quelles raisons, selon vous ? Et quels sont les freins au déploiement de ces antennes sur de nouveaux territoires ?
S'agissant de la vie étudiante, vous soulignez une insuffisante coordination entre les Crous et les établissements, notamment dans les domaines du logement et de la restauration. Quelles en sont les raisons ? Vous envisagez un rapprochement administratif entre ces structures, rejeté par une majorité d'universités : en quoi ce rapprochement serait-il bénéfique, et confirmez-vous que les Crous, dans leur grande majorité, n'y sont pas non plus favorables ?
Vous insistez sur la nécessité de mieux orienter l'offre de formation vers les attentes du monde économique. Au niveau territorial, de nombreuses universités sont déjà engagées dans cette démarche. Considérez-vous qu'une impulsion ou une coordination manque au niveau du ministère ?