a reconnu qu'il s'agissait d'une question très difficile, parce qu'elle implique tout le monde, depuis ceux qui publient des articles jusqu'aux décideurs publics.
Il a noté que ce que l'on considérait autrefois comme des phénomènes naturels - la ménopause, la grossesse - étaient considérés aujourd'hui comme des maladies. De même, on découvre « l'andropause », ou le syndrome des jambes sans repos, pour lequel nous avons bien sûr un médicament. On trouve le médicament d'abord, puis la cible dans un deuxième temps.
Il n'est plus possible de continuer ainsi, pour des raisons de viabilité économique.
On constate aussi que les publications scientifiques médicales les plus prestigieuses ont une forte publicité et réimpriment des articles. Elles publient des études sur le vaccin de la grippe, financées par l'industrie pharmaceutique, dans des journaux de renom. On exerce une pression sur les hommes politiques, par l'intermédiaire des médias, pour les amener à agir.
Ces mécanismes, dont il faut prendre conscience, sont fortement enracinés en Allemagne. Par exemple, il existe en Allemagne un comité qui est à l'origine de programmes de vaccination, dont 85 % des membres ont des liens avec l'industrie pharmaceutique. Il existe aussi des groupes de pression, comme le groupe européen sur la grippe, qui sont totalement financés par l'industrie pharmaceutique et qui clament leur indépendance en invoquant le fait qu'ils sont financés par tout le monde... Beaucoup de ces personnes siègent dans les comités de l'OMS. Il faudrait mettre fin à ces pratiques, mais il n'est pas sûr que ce soit possible.