J'en viens à la situation de nos finances publiques.
Après un déficit public de 4, 2 points de PIB en 2003, puis de 3, 6 points de PIB en 2004, le Gouvernement s'est donné l'an dernier l'objectif de revenir sous la barre des 3 points de PIB cette année. Je veux aujourd'hui faire devant vous un point sur l'exécution 2005 et sur notre capacité à atteindre cet objectif ambitieux qui reste le nôtre aujourd'hui.
Nous recevons ces jours-ci les toutes dernières informations concernant l'exécution du budget de l'Etat - recettes comme dépenses - jusqu'au mois de mai. Je crois pouvoir vous dire dès aujourd'hui que la situation mensuelle budgétaire à la fin du mois de mai devrait s'avérer décevante, le ralentissement conjoncturel récent - quoique passager - imprimant sa marque sur ce début d'année.
Pour autant, vous le savez, nous n'en sommes même pas à la moitié de l'année, et le rebond conjoncturel qui s'est déjà amorcé devrait se traduire par un regain de recettes fiscales. Par ailleurs, l'Etat déploiera sur le restant de l'année le maximum d'efforts pour maîtriser la dépense, traduisant la volonté du Gouvernement de respecter ses engagements. Dans cet objectif, avec Jean-François Copé, j'ai proposé au Premier ministre, qui l'a accepté, de mettre en oeuvre une réserve de précaution supplémentaire de un milliard d'euros.