Intervention de Aymeri de Montesquiou

Réunion du 6 juillet 2005 à 15h00
Orientation budgétaire — Suite d'un débat sur une déclaration du gouvernement

Photo de Aymeri de MontesquiouAymeri de Montesquiou :

Il ne serait pas acceptable ni pour nos concitoyens ni pour nous que la recherche de l'efficacité se traduise par une perte d'emplois ; elle peut cependant se traduire par des changements de postes ou des non-remplacements.

Nous sommes entrés dans une période de très nombreux départs à la retraite. Cette année, sur près de 71 000 partants, 5 000 seulement ne seront pas remplacés. Dans les dix ans à venir, près de 800 000 fonctionnaires partiront à la retraite.

Monsieur le ministre, vous qui avez en charge la modernisation de l'Etat, ce chiffre de 5 000 vous satisfait-il ? Il représente 0, 12 % du nombre des fonctionnaires. Un non-remplacement des départs générerait près de 24 milliards d'euros d'économies cumulées d'ici à 2015 alors qu'un remplacement de 10 % ne générerait que 2, 4 milliards d'euros : la différence est considérable.

La réduction des coûts est évidemment proportionnelle au taux de non-remplacement. Une administration réorganisée, moins nombreuse et mieux payée doit correspondre aux critères d'efficacité et de motivation de toutes les économies performantes de notre époque.

Monsieur le ministre, vous avez osé dire que la France vivait au-dessus de ses moyens.

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