Au-delà, certaines réformes me semblent plus porteuses d’économies. La réforme hospitalière de 2003, en particulier, avait suscité l’espoir d’un cercle vertueux, au bénéfice de l’efficacité et de la qualité des soins.
Il serait injuste de ne pas reconnaître les évolutions intervenues dans certains établissements hospitaliers, mais reconnaissons aussi que la maîtrise médicalisée des dépenses et les bonnes pratiques, telles qu’on les diffuse dans le secteur ambulatoire, n’ont pas encore trouvé toute leur place à l’hôpital. Certaines données statistiques sont taboues, comme par exemple le taux de mortalité et de morbidité des établissements d’hospitalisation. Or les malades exigent de plus en plus la vérité : pourquoi la leur cacher ?
Le Premier président de la Cour des comptes nous a aussi confirmé l’étonnante disparité des performances, même pour des hôpitaux de taille comparable.