Je vous laisse la responsabilité de cette appréciation, monsieur Autain !
Nous sommes face à un dilemme. D’un côté, il paraît insupportable de voir filer les déficits sans rien faire. De l’autre, est-il vraiment responsable de prétendre tout de suite les enrayer, au plus fort de la crise, quitte à pressurer un système déjà exsangue, quitte donc à nous priver de toute capacité de rebond ?
Face à ce qui semble une aporie, deux voix apparemment contradictoires s’élèvent dans cet hémicycle.
Monsieur le ministre, nous comprenons parfaitement le bien-fondé de l’option gouvernementale. En science macroéconomique, c’est un principe de base : il ne faut surtout pas contraindre le système quand la croissance est en berne. Il faut, au contraire, laisser agir les stabilisateurs automatiques, le jeu naturel de la redistribution sociale. Toute autre action est contre-cyclique.