Force est de constater également que ce projet de loi n'est pas à la hauteur des enjeux : certains de nos concurrents comme les États-Unis ou l'Asie ont depuis bien longtemps misé sur la recherche pour préparer l'avenir.
En France, quelles que soient les sources que l'on retienne, on voit que la part des dépenses consacrées à la recherche et au développement atteint difficilement 2, 16 %. Ce taux est en régression par rapport à 2003, où il était de 2, 2 %. Les dépenses de recherche et de développement atteignent 2, 6 % aux États-Unis et 3, 15 % au Japon.
À l'échelon européen, les efforts sont également bien minces : les Vingt-Cinq n'ont consacré que 1, 9 % du PIB européen à la recherche et au développement. Il est donc urgent de redynamiser l'Europe de la recherche en lançant un grand emprunt européen, par exemple.