Mais je voudrais aussi m'adresser à ceux dont le « non » était fondé sur des peurs et des incompréhensions par rapport à la vocation de l'Europe. À ceux-là, je veux dire que nous avons reçu leur message cinq sur cinq, sans sacrifier notre idéal politique, ni l'exigence d'efficacité de l'Union européenne.
Les Français ne voulaient pas avoir à choisir entre la France et l'Europe, ils voulaient la France et l'Europe ? Message reçu ! Avec ce traité, toute ambiguïté est levée : il n'est pas une constitution mais un mode d'emploi européen.
Les Français ne voulaient pas d'une Europe ouverte à tous les vents, sans autre projet que la libre concurrence ? Message reçu ! La référence à la concurrence libre et non faussée a disparu du traité et les services publics ont été mieux pris en compte.