Nous devons mettre en place des stratégies industrielles. Un rapport vient de le montrer, le différentiel des charges entre l'Allemagne et la France s'établit à 192 milliards : elles représentent 44% d'un côté, et 37% de l'autre. Je suis très favorable aux propositions sur la TVA sociale car nous importons 55% des produits de première nécessité que nous consommons. Les salaires seraient alors augmentés de deux points afin qu'il n'y ait pas de perte de pouvoir d'achat.
Les brevets et les transferts ensuite. La principale difficulté à laquelle se heurtent les PME est le silence : leurs concurrents ne sont pas informés et les experts comptables sont difficilement perméables.
L'euro, qui pose problème à l'aéronautique, est un élément déterminant. Comme on ne peut pas le faire bouger, l'OMC devra se remuer un peu plus. La France a décidé un moratoire sur les OGM... qui n'empêche pas des bateaux de débarquer tous les jours à Bordeaux et à Saint-Nazaire des tourteaux OGM pour nourrir tout notre bétail ! Quand à nos chercheurs, ils s'expatrient.
Vous avez souhaité qu'on oriente de l'épargne vers les entreprises. Je l'assortirais pour ma part de la garantie de l'Etat - avec un livret de caisse d'épargne, on gagne peu mais on est tranquille. Les PME et TPE ont besoin d'un haut de bilan structuré ; quand l'ingénieur rencontre le banquier, celui-ci lui demande des bilans qu'il ne peut nourrir en fonds propres. Nous avions essayé de constituer une épargne de proximité en Midi-Pyrénées, nous n'y sommes pas arrivés. Une garantie du type Sofaris est nécessaire.
Pourriez-vous prioriser vos propositions, les hiérarchiser afin que nous puissions faire le tri ? Tout ne sera pas pris. On a cité les filières, pas les pépinières ; on a aussi les jeunes - nous n'avons pas la culture de l'entreprise, qu'il faut faire entrer dans l'enseignement et il nous faudrait être plus performants.