Intervention de Roselyne Bachelot-Narquin

Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes — Réunion du 15 février 2012 : 1ère réunion
Audition de Mme Roselyne Bachelot-narquin ministre des solidarités et de la cohésion sociale

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des solidarités et de la cohésion sociale :

En effet, en dernier ressort, et au-delà de l'architecture gouvernementale, je crois qu'il s'agit surtout de placer dans cette fonction une personnalité qui saura la défendre.

En réponse à Mme Michelle Meunier sur la prostitution, je rappellerai que je me suis rendue à la fin de l'année dernière à l'Assemblée nationale pour contribuer aux travaux menés par les deux députés Guy Geoffroy et Danielle Bousquet. Coauteurs d'une proposition de résolution réaffirmant « la position abolitionniste » de la France en matière de prostitution, ils ont effectué un excellent travail qui a débouché sur de bonnes conclusions.

Mais vous n'imaginez pas la violence des réactions que cela a pu susciter.

Si vous décidez de vous lancer sur ce sujet, préparez-vous aux attaques que vous ne manquerez pas de subir. Mais il faut être courageux et ne pas céder !

Je suis très sensible à ce que vous avez dit au sujet des hommes violents qui peuvent être souvent, eux aussi, porteurs d'une histoire douloureuse.

On cite, en effet, souvent le Québec en matière de politiques sociales innovantes, mais on oublie de préciser que ses dispositifs, du fait qu'ils fonctionnent sur la base d'un budget limitatif, sont, de facto, souvent réservés à un petit nombre, contrairement à nos dispositifs qui sont plus largement ouverts. Il n'en reste pas moins que toutes les bonnes pratiques doivent nous servir d'exemple.

Pour répondre à Mme Chantal Jouanno au sujet de l'article 99 de la loi portant réforme des retraites, je reconnais le caractère tardif de la parution des décrets et de la circulaire, mais elle n'est pas de mon fait.

Sur les liens entre pornographie et violences, c'est un peu la « boite noire » et l'on ne dispose guère de données en ce domaine. Certaines études indiquent que 80 % des adolescents auraient vu un film pornographique en entier. Quelle image des femmes et de la sexualité vont-ils en tirer ? C'est un sujet qui mériterait d'être étudié et je suis personnellement favorable à un durcissement de la législation relative à la pornographie.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion