2 interventions trouvées.
...iolence qui traverse notre société. Cette proposition de loi s’approche du seuil, mais ne le franchit pas. Ainsi, ses promoteurs ne se préoccupent que des animaux domestiques et de certains animaux sauvages. C’est déjà quelque chose, me répondra-t-on, mais, alors même que l’intitulé original, là aussi modifié par la commission – j’y reviendrai au cours des débats –, évoquait la lutte contre « la maltraitance animale », avec cet emploi du singulier qui suppose le général, toute une catégorie d’animaux en est absente, rayée du champ de vision. Je pense aux animaux d’élevage, par exemple. Pourquoi ? Je crois qu’il y a à cela plusieurs raisons. Tout d’abord, personne n’aime repenser aux affres de la cruauté humaine, et l’on a tout fait pour que celle-ci demeure bien éloignée et cachée. Ensuite, la maj...
Nous avons eu ce débat avec Mme la rapporteure, avec laquelle nous sommes en désaccord. Je rejoins ce qui vient d’être dit, la question de la maltraitance n’est pas exactement la même chose que le bien-être animal. Lorsque nous aurons mis fin à la maltraitance, cela ne signifiera pas pour autant que le bien-être animal sera atteint ou que nous aurons conforté le lien entre l’humain et la nature, entre l’humain et l’animal. En outre, pour le coup, je vous le dis franchement, madame la secrétaire d’État, on ne traite pas de la maltraitance ani...