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...res et en déprogrammant certaines interventions en raison de goulots d'étranglement. D'après la Fédération hospitalière de France (FHF), entre mi-mars et fin juin 2020, ce sont deux millions de séjours qui n'ont pas été réalisés dans les établissements de santé, sans qu'il y ait eu de rattrapage l'été qui a suivi. Outre cette réorganisation en urgence du système de soins, la crainte d'exposer au virus des patients atteints de cancer, décrits comme particulièrement vulnérables, a également eu des conséquences sur la prise en charge. Pour chaque patient, le rapport bénéfices-risques associé au traitement du cancer a été réévalué et les alternatives à l'hospitalisation conventionnelle privilégiées. Cependant, plusieurs sociétés savantes ont rapidement recommandé de maintenir autant que possible l...
Merci, professeur Lina, pour cet exposé vertigineux et inquiétant, digne d'un film de science-fiction. Au début de la pandémie, il avait été dit que les enfants, dans la mesure où ils étaient déjà porteurs de nombreux coronavirus hivernaux, n'étaient pas vecteurs du SARS-CoV-2. Aujourd'hui, on affirme le contraire. Qu'en est-il ? Et que peut-on dire de la gravité de l'infection ?
Quelles sont les limites du vaccin actuel ? Est-on prêt à vacciner la population tous les ans, comme dans le cas de la grippe ? Faut-il vacciner les enfants ? Existe-il des vaccins intranasaux ? Le nouveau virus s'ajoute-t-il à celui de la grippe ou le remplace-t-il au moins en partie, la population la plus fragile étant quasiment la même dans les deux cas ?
...ollègues, aujourd’hui, 90 % des Français éligibles sont vaccinés, même partiellement ; je tiens à le souligner, car voilà un an, personne n’aurait osé espérer un tel succès. Le choix de la science, le choix de la responsabilité est toujours le bon. C’est celui qui a été fait par la grande majorité des Français. Certes, la vaccination n’empêche pas totalement d’être contaminé ou de transmettre le virus, mais elle réduit considérablement le risque d’être hospitalisé ou admis en réanimation, et même de mourir du covid. Un tel bilan est déjà très positif, même si la vaccination ne nous a pas encore permis de reprendre une vie normale. Nous considérons que celle-ci constitue l’un des meilleurs outils pour lutter contre les dangers de l’épidémie. Actuellement, le problème majeur est celui des effe...
...er est à l'arrêt pour protéger nos aînés. N'aurait-il pas fallu instaurer une obligation vaccinale pour les personnes de plus de 75 ans, comme on l'a fait pour les jeunes enfants voici quelques années ? Ma dernière question est plus technique. Il semble que les vaccins Pfizer-BioNtech et Moderna restent efficaces contre les variants et puissent s'y adapter. Qu'en est-il des vaccins à base d'adénovirus comme celui d'AstraZeneca ou d'autres vaccins plus traditionnels ? Je ne parle pas ici du projet français, abandonné récemment, qui soulève la question de la capacité de notre pays à produire un vaccin.
... européenne, afin de les obtenir rapidement. En France, la crainte porte sur le variant britannique. Une course de vitesse s'engage, et l'on espère que les vaccins actuels sont efficaces sur le variant, ce qui semble vrai à ce stade. Une double question de stratégie et de vitesse se pose. Le professeur Fischer a souligné que le vaccin Moderna semble être efficace pour prévenir la transmission du virus, ce qui est une bonne nouvelle. 97 centres hospitaliers ont reçu des doses de vaccins et elles seront distribuées dans 600 centres de vaccination, sachant qu'il y a 14 000 établissements à livrer. Cela pose donc un problème considérable de logistique. Les médias amplifient la question de la lenteur, mais il y a un réel sujet de logistique. La deuxième dose de vaccin suscite aussi des questions. ...
...ltations préalables impérativement 5 jours avant l'injection programmée dans les établissements. De toute manière, on ne disposera pas de professionnels en nombre suffisant. On devrait pouvoir faire la consultation préalable et l'injection dans la foulée. Le couvre-feu peut paraître curieux en zone rurale. Mais il touche principalement les jeunes, qui sont les principaux vecteurs de diffusion du virus. La vaccination prioritaire de l'ensemble du personnel de santé, en commençant par ceux de plus de 50 ans, faisait partie des préconisations de notre rapport de décembre. La durée de la protection offerte par le vaccin est une inconnue majeure dans la stratégie vaccinale. Pour la grippe, cette durée est d'un an au maximum. Cependant, ce n'est pas le seul paramètre : la question qui se pose est ...
...ions de prix plus favorables. L’Europe devra s’en inspirer. Quatrièmement, et surtout, il nous faut gagner la confiance de nos concitoyens. Cette confiance est possible : quelque 15 millions de vaccins contre la grippe ont été administrés dans notre pays en un temps record, à savoir moins de six semaines ! Il faudra répondre aux craintes qui s’expriment dans ce contexte de crise avec un nouveau virus, en explicitant l’analyse bénéfices-risques dans la concertation, la publication des travaux devant aussi contribuer au climat de confiance. Cette dernière ne sera possible que grâce à une totale transparence dans la mise en œuvre de la stratégie de vaccination.
... 90 % des infections courantes ont disparu chez l'enfant. Certains se sont toutefois montrés infectés a posteriori, de manière décalée, avec un syndrome proche du syndrome de Kawasaki, ce qui a affolé les familles au moment de remettre les enfants à l'école. Le syndrome de Kawasaki est bien connu des pédiatres : il s'agit d'une infection post-virale qui survient en général trois semaines après un virus et touche plutôt le nourrisson. Il se manifeste par des syndromes cutanés, avec des enfants très rouges et très érythrosiques, avec une bouche rouge, des lèvres fendillées et des symptômes type angine, avec une forte fièvre. Le risque principal, dans le syndrome de Kawasaki classique, concerne des anévrismes des coronaires qui aboutissent à un infarctus. Les pédiatres connaissent bien le syndrome...
Il conviendrait presque de supprimer la mention « syndrome de Kawasaki » dans la note pour la remplacer par le PIMS, terme retenu pour ce syndrome inflammatoire post-Covid, ce qui permettrait de dédramatiser. Il conviendrait également de rappeler que les enfants ont été très peu sensibles aux précédentes épidémies de coronavirus (SRAS et MERS). Pratiquement aucun enfant n'avait été contaminé et les contaminations n'étaient pas sévères.
a estimé que, certes les enfants semblent peu infectés par le coronavirus, mais plus de la moitié d'entre eux n'est actuellement plus vaccinée contre les maladies « classiques », notamment la méningite ou la rougeole, ce qui fait peser un gros risque sanitaire sur la rentrée de septembre. La maladie de Kawasaki reste exceptionnelle. On constate que les enfants s'infectent davantage dans leur famille que lorsqu'ils sont en groupe, ce qui est plutôt rassurant. Le retour ...