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Interventions sur "agresseur" de Françoise Laborde


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...aumatismes enfouis dont le souvenir revient grâce aux soins psycho-traumatiques. Vous nous aviez expliqué que la prise en charge devrait être similaire à celle des victimes du terrorisme : voir un psychologue trois mois, six mois ou un an ne suffit pas. Il faut un travail au long cours pour un possible réveil des souvenirs. Vous avez raison de le souligner une nouvelle fois : l'emprise du parent agresseur peut perdurer par le biais de l'enfant ; la coparentalité ne se limite pas à l'accompagnement à l'école ou à recevoir les papiers... Parfois, la victime peut de nouveau rencontrer son agresseur, non encore jugé ou dans le cas d'un aménagement de peines. J'aimerais travailler sur cette question de l'aménagement des peines dans le cadre d'un véhicule législatif adapté.

...et il faut toujours avancer, patiemment, pas à pas. La question de la formation des professionnels, notamment, est récurrente. Je voudrais dire que, même dans les commissariats, les choses avancent, certes trop lentement, mais nos efforts sont pris en compte. J'ai été très sensible à ce que nous a dit Mme Isabelle Steyer concernant la nécessité de recouper les plaintes pour pouvoir confondre les agresseurs et je crois que cette information est un argument supplémentaire pour justifier l'allongement de la prescription. Je reste sidérée du si petit nombre de condamnations - soixante-dix - pour harcèlement sexuel ! Enfin, je crois que nous devons contribuer à faire circuler l'information puisque nous disposons au Parlement de réseaux de communication larges et efficaces. Nous ne manquerons pas de le...