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Catherine Tasca
Question écrite N° 18393 au Ministère des affaires


Répression envers la presse en Algérie

Question soumise le 30 juin 2005

Mme Catherine Tasca attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la répression à l'encontre des médias exercée par la justice algérienne. Les 19 et 20 avril 2005, le tribunal d'Alger a condamné cinq journalistes du quotidien Le Matin, à des peines de prison ferme et refusé la remise en liberté pour raisons de santé de son directeur. De nombreuses organisations, telles que le Parlement européen, le parti socialiste français, la FIDH et RSF ont dénoncé l'escalade de la répression envers la presse en Algérie. Elle lui demande quelles initiatives compte prendre le gouvernement français pour obtenir des autorités algériennes que ce dernier soit mis en liberté et que soient enfin créées les conditions véritables d'exercice de la liberté de la presse.

Réponse émise le 7 décembre 2006

La presse algérienne est réputée, à juste titre, pour sa liberté de ton. Celle-ci s'est particulièrement manifestée lors de la dernière élection présidentielle en Algérie et ne s'est, depuis, pas démentie. Il s'agit là d'un élément important pour l'image de l'Algérie, qui doit être préservée. La position constante des autorités françaises est de plaider, sans ingérence, pour qu'une presse libre et pluraliste puisse continuer à se développer. Comme les autres libertés fondamentales, la liberté de la presse est au coeur de l'Etat de droit, dont le renforcement constitue un axe prioritaire de notre coopération avec l'Algérie, dans le cadre du partenariat d'exception que nous construisons avec ce pays proche et ami. Cet objectif se retrouve également dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen qui a été marqué, en particulier, par l'entrée en vigueur de l'accord d'association le 1er septembre dernier. S'agissant des procédures judiciaires menées contre un certain nombre de journalistes algériens, les autorités françaises continuent de suivre avec attention les procédures en cours et, en particulier, le cas de M. Mohamed Benchicou, directeur du quotidien le Matin.

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