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M. Pierre Laurent attire l'attention de Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat sur le projet de privatiser la centrale géothermique de Bouillante en Guadeloupe.
Cette centrale est, à ce jour, la seule centrale industrielle turbinant de la vapeur géothermique, en France et dans les Caraïbes.
Pourtant, en 2015, le Gouvernement a enjoint le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) d'engager une vente pure et simple de cette centrale à un groupe américano-israélien (Ormat).
Sans nier les difficultés rencontrées dans l'exploitation géothermique à Bouillante, les salariés concernés estiment que, dès le départ, ces difficultés résultent de la conjonction d'une soumission aux lois du marché, calées sur le prix du baril de pétrole, et de l'absence de volonté réelle de la part de l'État de développer, en Guadeloupe, une énergie locale.
Ils estiment également que cette démission de l'État se retrouve aussi dans les autres départements et régions d'outre-mer où existe vraisemblablement un potentiel géothermique comme en Martinique et à la Réunion comme tendent à le montrer les recherches du BRGM.
Ils soulignent que la crédibilité, non seulement du BRGM, mais aussi de toute la filière française en géothermie, serait sérieusement mise à mal si cette privatisation devait se concrétiser.
Ils souhaitent, au contraire, développer la recherche dans le domaine de la géothermie et repenser le modèle économique en ayant des outils de financement et des outils législatifs en matière de tarif de rachat, susceptibles d'aider des opérateurs qui n'ont pas l'envergure des compagnies pétrolières, afin de privilégier des logiques de moyen et long termes.
Ils estiment que, en France, l'État peut et doit jouer un rôle fort d'incitation, de programmation et de garantie pour le développement de ce type d'énergie en mobilisant des acteurs comme les établissements de recherche et une position d'actionnaire majeur dans des entreprises concernées par la production d'énergie, y compris renouvelables telles que la géothermie, dont EDF en premier lieu.
Il lui demande ce qu'elle compte faire en vue d'intégrer ces propositions, en cohérence avec la conférence de Paris sur le climat (COP21) et dans l'urgence de sortir du processus de privatisation de la centrale géothermique de Bouillante.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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