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M. Pierre Laurent attire l'attention de M. le Premier ministre sur l'absence d'un secrétariat d'État chargé spécifiquement des anciens combattants et de la mémoire.
Le monde associatif des anciens combattants notamment s'inquiète d'une telle absence d'autant que les moyens budgétaires alloués concernés sont en baisse. Ces associations estiment que moralement et symboliquement, les anciens combattants sont un facteur essentiel aussi bien de la transmission de la mémoire que du déroulement des cérémonies patriotiques. Elles estiment également que, pour l'opinion publique, il eut été indispensable que la liste des membres du Gouvernement fasse état, clairement et lisiblement, de leur existence à travers l'affectation de l'un d'entre eux à cette fonction spécifique, ce qui était d'ailleurs un engagement électoral de l'actuel président de la République.
Elles relèvent par ailleurs qu'avec les veuves d'anciens combattants, il reste encore plus de 2,5 millions de personnes ressortissant de l'Office national des associations nationales des anciens combattants et victimes de guerre (ACVG) et que nombre d'entre elles se voient refuser le bénéfice de la demi-part fiscale parce que leur mari est décédé trop jeune pour en bénéficier de son vivant.
Plus largement, cette absence de ministère dédié à la mémoire ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur le devoir de mémoire compris en tant qu'obligation morale de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes avec l'objectif qu'un tel événement ne se reproduise plus.
Pour toutes ces raisons, il lui demande s'il ne serait pas indispensable que le Gouvernement compte à nouveau un secrétariat d'État chargé des anciens combattants et de la mémoire.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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