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M. Pierre Laurent attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la rénovation en cours de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis située dans l'Essonne.
Les budgets de la première rénovation de ce site, terminée en 2015, n'ont pas permis d'aller jusqu'à la restauration de l'ensemble du site, puisque ni le centre des jeunes détenus (CJD), ni la maison d'arrêt des femmes (MAF) n'ont été réhabilités. Cela est préjudiciable notamment parce qu'il y a un accès limité et non quotidien aux douches pour les femmes, alors que les hommes les ont à disposition en cellule. Cela contraint les médecins à prescrire des « douches médicales » afin de compenser cette inégalité inacceptable entre femmes et hommes.
Dans ce contexte les personnels de santé en relation avec cette institution ont été informés d'un projet concernant, d'une part, l'édification d'un établissement pour mineurs sur l'empreinte territoriale de la maison d'arrêt des femmes face à la nursery et, d'autre part, la rénovation de l'ancien centre de jeunes détenus qui viendra augmenter la capacité d'accueil des hommes majeurs dans l'établissement.
Les acteurs concernés, dont ces personnels de santé, estiment qu'il n'est pas raisonnable d'envisager un projet de construction neuf dans l'enceinte d'une structure vétuste qui connaît des problèmes graves et récurrents d'un point de vue sanitaire notamment. Ils s'interrogent également fortement sur la possibilité qu'une infrastructure déjà très dégradée puisse porter le poids d'un bâtiment construit selon les normes actuelles. Ils estiment par ailleurs qu'il serait indigne que les femmes incarcérées voient la construction d'un bâtiment flambant neuf tandis qu'elles-mêmes continuent de vivre dans un bâtiment en voie de dégradation avancée. Ils attirent également l'attention sur le fait que la coexistence d'un établissement pour mineurs face à la maison d'arrêt des femmes implique des contraintes supplémentaires et s'inquiètent de la continuité des soins au sein d'une unité sanitaire qu'ils estiment trop petite.
Compte tenu de cette situation ils souhaitent, pour finir, prioriser la rénovation de la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis en vue de mettre fin à la situation inacceptable qu'elles subissent et avant d'envisager toute autre nouvelle construction.
Il lui demande ce qu'elle compte faire, face à cette demande et ces inquiétudes qui s'expriment. Il lui demande également quand les moyens suffisants seront débloqués pour enfin terminer la restauration de l'ensemble de ce site.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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