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Mme Marie-Françoise Perol-Dumont attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la reprise des exploitations agricoles françaises, qui conjugue difficultés de trouver des repreneurs et vieillissement de la population d'agriculteurs.
D'après les prévisions, d'ici à trois ans, un agriculteur sur trois devra prendre sa retraite, une donnée qui risque de bouleverser le paysage agricole français car tous n'ont pas nécessairement trouvé de repreneur pour leur exploitation. Ainsi, depuis vingt ans, le nombre d'agriculteurs installés a baissé de 34 %, en raison de l'augmentation du prix du foncier agricole (6 000 euros l'hectare en moyenne, soit plus de 50 % en vingt ans), une spéculation attisée par l'arrivée d'investisseurs qui déstabilisent le marché, complique l'installation, et transforme la succession familiale en casse-tête financier. En outre, les aléas climatiques qui peuvent frapper les cultures et donc faire varier les rendements, la fin des quotas n'encouragent guère les vocations. La question de l'accompagnement des jeunes agriculteurs est donc particulièrement importante à la veille de la renégociation de la politique agricole commune (PAC).
Elle lui demande donc quelles orientations la France compte défendre à Bruxelles sur ce dossier.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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