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Frédérique Gerbaud
Question écrite N° 13513 au Ministère de la culture.


Conséquences sociales du projet « Radio France 2022 »

Question soumise le 19 décembre 2019

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Mme Frédérique Gerbaud interroge M. le ministre de la culture sur la mise en œuvre du projet « Radio France 2022 », présenté le 14 novembre 2019 devant le comité social et économique central de Radio France et à l'origine de la grève des antennes de Radio France depuis le 25 novembre. Ce projet prévoit la suppression de 299 postes sur trois ans, à mener à bien essentiellement à travers un plan de départs volontaires portant sur 236 postes. L'ensemble des métiers sont concernés, du chœur symphonique (moins 33 personnes) à la direction de la production et des antennes (vouée à perdre 41 postes de techniciens), en passant par les réalisateurs et les assistants-réalisateurs (30 postes de moins) ou encore les journalistes et les administratifs. Les organisations syndicales s'émeuvent de la généralité et de l'ampleur de ces coupes, jugent insuffisant l'accompagnement financier envisagé pour les partants et redoutent une nette dégradation des conditions de travail pour les restants ainsi qu'un fléchissement de la qualité de production sur les antennes. Ces réductions drastiques d'effectifs s'inscrivent sur fond de disette budgétaire pour Radio France, contrainte de dégager 60 millions d'euros supplémentaires, soit approximativement 20 millions d'euros pour compenser la baisse des contributions de l'État, 20 millions pour financer l'augmentation mécanique de ses charges et 20 millions pour effectuer sa transformation numérique. Pour y parvenir, Radio France compte développer ses ressources propres à hauteur de 20 millions d'euros et économiser 40 millions : 5 sur les coûts de diffusion, 10 à travers le redéploiement de moyens et 25 sur les charges de personnel, d'où les suppressions de postes prévues. Aussi lui demande-t-elle s'il est envisagé de stopper l'érosion des dotations de l'État à Radio France et d'atténuer, pour les personnels, la rudesse des conséquences des transitions économiques et technologiques dans lesquelles est engagé le groupe.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

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