Photo de Hervé Gillé

Hervé Gillé
Question écrite N° 2347 au Ministère auprès du Ministère du travail


Place de l'éducation sportive

Question soumise le 11 août 2022

Être alerté lorsque cette
question aura une réponse

Email
par email

M. Hervé Gillé attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion et du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, chargée de l'enseignement et de la formation professionnels sur la place de l'éducation physique et sportive dans l'éducation nationale.

Depuis plusieurs années, la situation de la discipline d'éducation physique et sportive (EPS) dans les établissements s'est fortement dégradée. Les parties prenantes ont recensé à la rentrée 2019, 1379 heures d'EPS non couvertes sur l'ensemble du territoire national. À la rentrée 2021, c'est 1 963 heures non assurées. La « non-couverture » des besoins dès la rentrée scolaire révèle le manque de recrutement.

Les candidats aux concours ne manquent pourtant pas. En 2021, 5 445 candidats se sont inscrits pour le certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive (CAPEPS) externes pour 670 places, 1 615 aux CAPEPS internes pour 80 places.

Malgré ce constat, sur les cinq dernières années, 940 postes ont été supprimés, alors que sur la même période, 27 000 élèves supplémentaires étaient accueillis.

La place de l'EPS dans l'éducation nationale est mise à mal : manque de moyens, manque d'enseignants, manque de reconnaissance. Cette situation met en danger l'avenir physique et sportif des élèves. C'est en contradiction avec les promesses de démocratisation du sport faites par la République. Cette démocratisation de la pratique sportive est pourtant vectrice d'émancipation et de lutte contre les inégalités sociales et culturelles.

Toutes les études démontrent l'importance de développer les pratiques physiques pour faire rentrer les jeunes dans l'apprentissage et les habitus de pratiques. L'activité physique est par ailleurs un critère favorisant le maintien d'un bon état de santé. Force est de constater qu'il est temps d'investir et de permettre à l'enseignement sportif de prendre toute la place qu'il mérite dans l'éducation.

Aussi, il lui demande quelles solutions il envisage pour éviter les suppressions de postes qui ne feront qu'aggraver la situation déjà précaire de l'enseignement physique et sportif. Et, plus généralement, il l'interroge sur les mesures qu'il compte prendre pour revaloriser le sport dans l'enceinte scolaire et les moyens qu'il compte mettre en œuvre pour répondre à cette situation et démocratiser réellement le sport.

Réponse

Cette question n'a pas encore de réponse.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette question.

Inscription
ou
Connexion