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M. Fabien Gay attire l'attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur le mouvement de grève des gaziers et leurs revendications.
Nul ne peut nier que la crise énergétique impacte fortement les ménages français. Jeudi 24 novembre 2022, ce sont les gaziers de GRDF qui se sont mis en grève sur l'ensemble du territoire pour réclamer des augmentations de salaires pour faire face à l'inflation.
Un fort sentiment d'injustice s'exprime parmi eux. En effet, bien que récemment des négociations portant sur la revalorisation des salaires ont eu lieu au sein du groupe Engie, dont GRDF est une filiale, qu'un accord portant sur l'augmentation de deux niveaux de rémunération (NR) a été acté au sein du groupe, les salariés de GRDF s'en voient exclus. Leur est seulement proposé un NR. L'inégalité est par conséquent criante et les salariés en grande colère.
Alors que sur les quatre dernières années, l'entreprise GRDF a versé 81 millions d'euros de dividendes à Engie, qui elle-même a distribué plus de 500 millions d'euros à ses actionnaires pour l'année 2021, les gaziers réclament la juste répartition des richesses, issues de leur travail.
Alors que comme toutes les travailleuses et tous les travailleurs dits « essentiels », contrairement aux actionnaires, ils se mobilisent jour et nuit pour maintenir opérationnel notre réseau national de distribution du gaz naturel et distribuer aux usagers le gaz dont ces derniers ont besoin pour se nourrir et se chauffer, les salariés se sentent aujourd'hui méprisés par ce refus de la direction d'augmenter de deux NR leur rémunération.
Il souhaite donc savoir si le Gouvernement, actionnaire principal d'Engie, va s'engager à user de tout son pouvoir sur les directions d'Engie et GRDF pour accéder aux requêtes des salariés grévistes et ainsi satisfaire à leurs revendications légitimes de revalorisation des salaires pour faire face à l'inflation.
Cette question n'a pas encore de réponse.
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