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...i sont liés. Pourquoi ? Parce que, d'une part, comme je l'indiquais, tout est lié et ce qui se passe là-bas nous concerne, ici, en même temps. Parce que, d'autre part, notre réponse ne peut souffrir la moindre ambiguïté ni la moindre hésitation. Pourquoi sommes-nous directement concernés par ce qui se passe là-bas ? Nous le sommes pour trois raisons, je crois. D'abord, nous partageons avec le peuple juif, comme avec tous les peuples du monde, la même condition humaine. Ce qui est inhumain ne doit pas nous être étranger. Comment ne pas être horrifié par les images qui nous sont parvenues ? Comment ne pas être horrifié par ces familles brûlées vives, par ces femmes enceintes éventrées, par ces enfants – symbole de l'innocence –, nouveau-nés, décapités, parce que juifs ? Comment ne pas être ho...
...ent sous des bombardements, des civils privés d'eau, d'électricité et de nourriture, toute une population prise en étau, cela doit nous révolter. De telles atrocités doivent être nommées et dénoncées. Ne pas le faire serait insupportable et inexcusable, même si nous avons identifié le fait générateur, celui d'une organisation terroriste qui, depuis 2007, pratique la tyrannie, y compris contre le peuple qu'elle est censée représenter. Israël a le droit et le devoir absolu d'éliminer cette émanation sanguinaire de l'hydre islamiste qu'est le Hamas. J'ai entendu, ce matin, les mots du Président de la République, visant à créer une coalition internationale, à l'instar de celle qui existe contre Daech. Madame la Première ministre, nous avons besoin de précisions sur cette annonce, son périmètre e...
...n diagnostic que dans ses perspectives et recommandations. Après s'être rendus sur place, les auteurs du rapport ont voulu s'interroger sur les chances de reprise d'un dialogue autour de la solution à deux États. Les conditions d'une nouvelle feuille de route ont été clairement définies. Nous devons les relire et nous les approprier. En attendant un retour sur le chemin de la raison, ce sont les peuples d'Israël et de Palestine qui sont pris en otages. Cette prise d'otages idéologique est lourde de conséquences mortifères. Ce sont les enfants de ces deux peuples qui subissent les foudres de la violence. Ce sont les enfants de ces deux peuples qui seront marqués dans leur chair, au fer rouge de la guerre. Et pourtant, mes chers collègues, ce sont les enfants de ces deux peuples qui ont la lourde...
...tiniens de quel côté se situe la force, de l'autre la montée d'un désespoir mortifère devant la dégradation des conditions de vie en Cisjordanie et l'absence de toute perspective de paix dans la justice ont conduit à l'explosion actuelle. Si rien n'est fait, elle risque de prendre des proportions que nul ne parviendra à contenir. » Une addition de haines n'a jamais donné un bon résultat pour les peuples. Il est d'une importance majeure de se consacrer dès maintenant à la paix. L'escalade de violences en territoire israélo-palestinien vient nous rappeler que la solution à deux États – un État d'Israël et un État palestinien –, est la seule solution viable pour la paix. Je me réjouis que le Président de la République soit aujourd'hui à Tel-Aviv pour reprendre l'initiative politique et pour réaff...
...Oslo de 1993, appelant à une solution à deux États, ont apporté un vent d'espoir. Malheureusement, il s'agit d'un processus inachevé. Depuis, l'histoire du conflit se poursuit. Elle est rythmée par de multiples épisodes de tensions plus ou moins aigus et plus ou moins longs. Le dernier en date est survenu il y a trois semaines, quand les terroristes du Hamas et du Djihad islamique ont attaqué le peuple israélien. Il s'agit d'une « séquence nouvelle d'un conflit qui ne s'est pas éteint », pour reprendre les mots du politologue Bertrand Badie. Mais ces événements sont inédits par la nature de leur violence. Depuis plusieurs semaines, nous sommes les témoins de nouvelles images d'une barbarie sans précédent. Nous sommes nombreux à exprimer notre colère, notre bouleversement, face à la tragédie qu...
...s, blessés, meurtris à jamais, ou pris en otage. En ce 7 octobre on fêtait Sim'hat Torah, c'est-à-dire « joie de la Torah ». Mais le vacarme des actes terroristes a fait taire pour longtemps l'expression de la joie. Les revendications du Hamas sont claires : tuer du Juif ! Elles nous renvoient à un antisémitisme assumé, multiséculaire au Proche-Orient comme partout dans le monde. La douleur du peuple israélien est profonde ; nous nous y associons. Depuis ce samedi 7 octobre, l'engrenage de la violence s'amplifie heure par heure. Nous ne pouvons accepter que l'État d'Israël, que le gouvernement de M. Netanyahou passe du droit de se défendre au droit de se venger. Je fais miens les mots de Dominique de Villepin, qui rappelait, il y a bientôt quinze jours, que « le droit à la légitime défense ...
... ses alliés israéliens et tenter, sans succès pour l'heure, de rencontrer les dirigeants arabes modérés. Seules quelques phrases en langue de bois figuraient dans le communiqué publié après sa rencontre avec le Premier ministre israélien, mais il n'est pas besoin d'être spécialiste de géopolitique pour savoir ce qu'a vraiment dit le président des États-Unis : « Le 11 septembre 2001 a été pour le peuple américain le même choc que le 7 octobre pour le peuple israélien. La colère et la soif de vengeance nous ont conduits à deux erreurs majeures : l'invasion de l'Afghanistan, dont nous sommes repartis vingt ans plus tard aussi humiliés qu'au Vietnam, et l'invasion de l'Irak, qui a embrasé tout le Moyen-Orient et a eu comme conséquence le pire qui pouvait arriver : la création de Daech. C'est exacte...
Monsieur le président, madame la Première ministre, messieurs les ministres, mes chers collègues, le 7 octobre dernier, le Hamas a frappé avec une violence abjecte Israël et son peuple. Lors de cet attentat terroriste, plus de 1 400 personnes ont été massacrées, plus de 3 000 autres ont été blessées ; ces actes de barbarie ont choqué les esprits et révulsé les cœurs aux quatre coins du monde. Partout, nous pleurons les victimes israéliennes, mais aussi plus de cent personnes de trente-huit nationalités, dont une trentaine de nos compatriotes. Nous déplorons aussi plus de deux...
...serait déplorable que nous en arrivions là. Depuis trop d'années, nous avons laissé prospérer le Hamas sur les ruines du processus de paix, anéanti par l'assassinat de Yitzhak Rabin, et sur celles de l'Autorité palestinienne, dévitalisée et démonétisée par l'usure du pouvoir, par la corruption, mais surtout par l'absence de toute perspective politique. Or, sans perspective politique, le choix du peuple palestinien se résume ainsi : suicide à petit feu ou explosion de violence. Je n'ai pas le temps de reprendre le cours d'une histoire tumultueuse et complexe, de plus de sept décennies, mais nous faisons nôtre le propos tenu hier à la tribune de l'Assemblée nationale par M. Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des affaires étrangères, ainsi que sa démonstration magistrale. Il a tra...
... montré qu'il était sans égard pour la vie humaine. Des attentats de septembre 2001 aux États-Unis à ceux de novembre 2015 à Paris, on pensait avoir vu le pire. Ce n'était, hélas ! pas le cas. Malheureusement, comme on pouvait s'y attendre, le drame du 7 octobre a conduit à un autre drame, celui que vit en ce moment la population palestinienne, prise sous le feu de Tsahal dans Gaza assiégé. Deux peuples souffrent aujourd'hui. Israël a riposté pour défendre ses concitoyens ; comment pouvait-il en être autrement au regard de tous ces meurtres impensables ? Comment ne pas comprendre que ce pays défende, tout simplement, son droit à la sécurité ? Un droit d'autant plus légitime que les actes du Hamas ont porté le germe du génocide, renvoyant la population juive à un passé particulièrement douloure...
...ngularité n'est plus, que dira le Président de la République que n'aura dit un Olaf Scholz, ou même une Ursula von der Leyen, qui se prend apparemment pour une cheffe d'État ? Pour que la voix de la France porte à nouveau, il faut retrouver notre tradition diplomatique, alliée, mais non alignée, forte, car libre, et constante dans le temps. C'est tout l'objectif de la déclaration des droits des peuples et des nations que Marine Le Pen a présentée il y a quelques semaines. Les grands principes énoncés dans cette charte, à commencer par l'égalité en dignité et en droits de tous les peuples et de toutes les nations, pourraient servir de guide pour trouver demain un règlement au conflit israélo-palestinien, prémices à la normalisation des relations interétatiques au Proche-Orient. Cette propositi...
...ah et s'opposent au consensus régional proaméricain. En outre, s'il converge totalement avec la doctrine américaine, l'État israélien a aussi ses propres objectifs : « nettoyer » le Sud-Liban du Hezbollah par une opération terrestre, comme l'a déclaré Ehoud Olmert au journal Le Monde le 4 août dernier, et imposer sa domination régionale. J'ai l'intime conviction qu'Israël a fait payer au peuple libanais l'intégration institutionnelle du Hezbollah comme force politique nationale à part entière. Je rappelle que le Hezbollah a deux portefeuilles ministériels dans le gouvernement libanais et quatorze députés. De même, Israël continue de faire payer au peuple palestinien le choix électoral du Hamas aux dernières élections législatives, choix opéré - qu'on le veuille ou non, c'est la réalité...
...nce, il faut l'avouer, n'était pas simple, car notre pays est lié de façon extrêmement forte, et pour des raisons différentes, bien entendu, à chacun des protagonistes. Nous avons en effet une responsabilité forte envers nos amis libanais, en particulier du fait des actions que, dans le passé, nous avons assumées dans la région. Nous avons également une dette imprescriptible envers Israël et son peuple. Enfin, nous avons aussi - faut-il le rappeler ? - un devoir envers le peuple palestinien, qui devrait enfin pouvoir retrouver sa souveraineté dans un État lui-même libre et souverain, pour le développement humain de sa population, qui se trouve aujourd'hui dans une situation de très grande précarité, soit sur le territoire de l'Autorité palestinienne, soit dans d'autres pays, comme le Liban ou l...
...ur le Parlement de faire le point sur cette nouvelle guerre du Liban et d'apprécier l'action de la France. Il permet aussi d'envisager l'avenir et de rechercher des solutions de paix, dans un contexte qui s'est radicalisé depuis les terribles attentats du 11 septembre, dont nous avons célébré hier douloureusement le cinquième anniversaire. J'exprime à cet instant ici ma sincère compassion pour le peuple américain. Permettez-moi quelques mots de rappel sur la nouvelle guerre du Liban. La guerre entre Israël et le Hezbollah a été déclenchée le 12 juillet, à la suite de l'enlèvement, revendiqué par le Hezbollah, de deux soldats israéliens. Israël engage aussitôt la riposte, à la fois pour ramener ses soldats, mais aussi pour tenter de mettre un terme aux tirs de missiles incessants du Hezbollah s...
...anière extrêmement vive au Liban. En enlevant des militaires israéliens, la milice du Hezbollah a simultanément voulu neutraliser une partie de l'opinion publique libanaise et poussé Israël à sortir de sa patience, alors que cela faisait six ans que son armée avait quitté le Sud-Liban et deux ans qu'une résolution des Nations unies imposait le désarmement de la milice du Hezbollah. Et, ainsi, le peuple libanais s'est trouvé piégé dans un engrenage effroyable. Il est urgent de rétablir la paix dans cette région du monde, si douloureusement déchirée et où la prise des peuples en otage empêche que soit fondée cette paix de manière solide. Or le Liban est en train d'essayer de recouvrer sa souveraineté. Il s'est engagé pour cela dans une démarche prometteuse de dialogue national consistant à tout...
... déminer le sud du pays, acheminer une aide humanitaire importante, nettoyer les côtes libanaises et syriennes souillées par la marée noire du 14 juillet dernier. Une fois de plus, nous arrivons après la bataille pour recoller les pots cassés. Une fois de plus, nous n'aurons pas su proposer d'alternative à la guerre. Une fois de plus, la violence a eu raison du dialogue. Une fois de plus, les peuples de la région sortent du conflit plus amers, plus divisés, plus humiliés, plus brisés. N'y aurait-il donc pas d'autres solutions que d'assister en silence à la radicalisation des masses et à la montée des extrémismes ? N'y aurait-il donc aucun moyen d'enrayer l'escalade de la violence ? Bien entendu, nous pouvons gloser à l'infini sur la responsabilité des uns et des autres en utilisant la rhét...
...et dernier, sur les réservoirs de la centrale électrique de Jiyé, à vingt-cinq kilomètres environ au sud de Beyrouth, entre 10 000 et 35 000 tonnes de pétrole se sont déversées dans la mer. Cela a créé une marée noire qui a touché les 180 kilomètres de côtes du pays et de nombreux autres rivages méditerranéens. Cette pollution écologique n'a fait qu'aggraver les immenses difficultés auxquelles le peuple libanais était confronté. Le Liban n'aurait-il pas le droit de vivre ? Serait-il l'otage d'une guerre venue d'ailleurs ? Les situations sont complexes et imbriquées. Israël aspire à la sécurité, tandis que le Liban a soif de liberté. Le Moyen-Orient est en crise. Ainsi, le conflit israélo-palestinien n'est toujours pas résolu, l'Irak reste dans la tourmente et les tensions dans le Golfe diffuse...
...s été le théâtre des affrontements des pays de la région, qui doivent comprendre que leur intérêt réside dans un Liban souverain et indépendant. N'ayant pu me rendre au Liban, j'ai rejoint les rangs de ceux qui oeuvraient à Paris pour les rapatriés, en allant à Roissy attendre l'arrivée des avions et à la cellule de crise du Quai d'Orsay. À cette occasion, j'ai été témoin de l'immense courage du peuple libanais. N'oublions pas le magnifique travail du directeur des Français de l'étranger, M. François Barry Delongchamps, et de son directeur adjoint, Mme Le Bihan, ainsi que leur équipe. Je salue également la très grande qualité de l'accueil que le Comité d'entraide aux Français rapatriés, le CEFR, dirigé par le président Casamitjana, a réservé aux réfugiés : 2 000 personnes ont été reçues à Rois...