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...les trois à quatre ans – pour les arboriculteurs, la perte est de 30 % tous les 3, 6 ans. Comme vous le savez, mes chers collègues, le risque climatique est partiellement pris en charge à la fois par les assurances et par l’État. Mais, comme je l’ai rappelé, ce risque étant de plus en plus prégnant, on doit se poser la question de l’efficience du système actuel d’assurance et d’indemnisation des dommages et des pertes d’exploitation. Aujourd’hui, ce système est composé de deux piliers. Les agriculteurs peuvent se tourner vers le régime des calamités agricoles, qui a été créé en 1964, financé par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA). Ce régime permet d’indemniser les agriculteurs en cas d’aléas climatiques non assurables. En tant qu’élus, nous connaissons bien ce régim...
...matières premières agricoles. Au cours des quatre dernières années, les agriculteurs ont dû faire face à des événements de grande ampleur. La fréquence de ces événements climatiques extrêmes doit donc nous interpeller, tout comme leur ampleur. Entre 2016 et 2019, le montant des dégâts a avoisiné 2 milliards d’euros. Face à l’accroissement des aléas climatiques, il est nécessaire de prévenir les dommages, de réduire leurs impacts et de compenser les préjudices subis. Il existe notamment un fonds public d’indemnisation : le régime des calamités agricoles, outil historique et politique du ministère de l’agriculture. En complément de ce dispositif, l’assurance privée se développe, mais peine à convaincre. Un tiers seulement des surfaces agricoles sont actuellement couvertes par un contrat d’assuran...
... une agriculture résiliente. Il faut lever les freins réglementaires et politiques à la mise en œuvre d’aménagements hydrauliques, qui constituent un levier de sécurisation des exploitations. La FNSEA, Jeunes Agriculteurs (JA), Groupama, l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et le Crédit agricole vous ont transmis une contribution commune qui fixe les objectifs : prévenir les dommages, réduire leurs impacts et compenser le préjudice subi. Ils réaffirment certains principes fondamentaux qui doivent orienter les futures décisions : l’État doit conserver un engagement et une responsabilité de premier plan dans la politique de gestion des risques ; ladite politique doit se définir en transparence et être pilotée par une instance paritaire regroupant des représentants de l’État, d...