Gérard Dériot a raison : nous sommes face à un véritable problème. Comme l'a rappelé Patricia Schillinger, le BPA est un produit universel et difficile à remplacer, tous les pays ne veulent pas l'interdire et certains prétendent qu'il n'est pas nocif à petite dose : tous arguments que l'on employait naguère pour défendre l'amiante ! Celui-ci a été interdit en 1976 dans les logements, pourtant la mesure ne fut généralisée qu'une dizaine d'années plus tard. Si l'on reporte l'interdiction du bisphénol dans les autres récipients que les biberons, ne risque-t-on pas d'assister à un autre scandale sanitaire ? S'il s'avère que les autorités canadiennes sont revenues sur le principe d'interdiction générale, on peut aussi rappeler que ce pays emploie toujours de l'amiante... Cela dit, les substituts doivent être étudiés suffisamment longtemps pour établir leur innocuité. Tout en envoyant un signal fort grâce au vote de ce texte, il faudra peut-être adapter le délai.