Nous ne cherchons pas à couvrir toutes les disciplines. Cela pourrait nous conduire à la dispersion. Nous sommes peu présents dans les sciences du droit, de la gestion, ou de l'éducation, sans qu'il s'agisse d'un choix délibéré. Nous cherchons surtout à recruter les meilleurs chercheurs. Or, certains sujets attirent plus les jeunes chercheurs brillants et nous privilégions la qualité scientifique.
La France perd effectivement du terrain en Europe, ce qui la prive de réseaux européens et retarde le rapprochement des équipes de recherche. Nous travaillons beaucoup avec les Allemands : il est parfois plus facile de nouer des relations bilatérales directes. Il est vrai qu'il a longtemps été plus simple de solliciter des fonds de l'ANR. Puis, l'évolution profonde du paysage de l'enseignement supérieur a mobilisé les esprits. Enfin, l'audit du sixième programme européen, que j'ai eu à gérer à mon arrivée à la tête du CNRS, n'a pas été bon : le reporting avait été mal fait, le CNRS s'était quelque peu affranchi des nombreuses contraintes administratives...