Intervention de Didier Guillaume

Réunion du 29 avril 2014 à 21h45
Projet de programme de stabilité pour 2014-2017 — Déclaration du gouvernement suivie d'un débat

Photo de Didier GuillaumeDidier Guillaume :

Dans un contexte de faible inflation et de faible croissance, cette dette est devenue un fardeau. Est-ce là l’héritage que nous voulons laisser à nos enfants ? Avec un tel niveau d’endettement, notre destin ne nous appartient plus. Avec un tel niveau d’endettement, notre souveraineté serait menacée. Avec un tel niveau d’endettement, c’est toute notre démocratie qui en prendrait un coup !

Quelle liberté collective avons-nous quand le deuxième budget de l’État est celui de la dette ? Quelle liberté collective avons-nous quand nos choix politiques sont subordonnés aux taux d’intérêt des marchés financiers ? C’est de cela qu’il s’agit ce soir, et c’est le débat qui a occupé le Parlement toute la journée !

Nous devons recouvrer notre autonomie et notre souveraineté. Nous devons surtout permettre aux générations futures de pouvoir faire, le moment venu, leurs propres choix.

Alors, oui, monsieur le Premier ministre, vous l’avez dit, le pacte de responsabilité est un levier de confiance pour aller chercher la croissance. Sans croissance, point de salut ! Sans croissance, pas de développement économique, pas de création d’emplois et, donc, pas de fluidité dans les mouvements ! C’est de cela qu’il s’agit et vous avez pris, monsieur le Premier ministre, avec votre gouvernement, une décision historique – je dis bien « historique ».

Vous êtes le premier gouvernement de la Ve République à avoir décidé de combattre la dette, de la faire baisser par la réduction des dépenses publiques. Il n’y en a pas eu un autre ! C’est pourquoi nous sommes parfois las d’entendre les donneurs de leçons qui trouvent que « ce n’est pas assez ceci » ou que « c’est trop cela ». Là encore, regardons la réalité en face !

Depuis des années, les uns et les autres, la droite, comme la gauche, ont augmenté les impôts. Mais aujourd’hui ce n’est plus possible. La droite et la gauche ont mené des politiques pour faire baisser le chômage mais on voit où nous en sommes aujourd’hui. Depuis un an, le chômage des jeunes a baissé. Nous pouvons nous en réjouir, car un jeune qui retrouve le chemin de l’emploi retrouve le chemin de la société et retrouve donc le chemin de la République. Le chômage est toutefois encore trop haut et je souhaite à notre ex-collègue, le ministre Rebsamen, d’avoir la grande joie d’annoncer le moment venu l’inversion et la baisse du chômage.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Inscription
ou
Connexion