Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, une fois parvenue à ce moment du débat, je ne peux nier le grand plaisir éprouvé non seulement à vous avoir entendus, mais surtout à avoir mené jusqu’à son terme un débat, certes difficile, mais ô combien passionnant et enthousiasmant.
Je voudrais à mon tour remercier la commission du développement durable pour ses travaux. J’avais déjà pu apprécier la qualité et l’engagement de cette commission et de son président lors du débat et du vote de la loi de transition énergétique pour la croissance verte.
Je voudrais aussi, bien évidemment, saluer votre rapporteur Jérôme Bignon. Je ne suis pas la première à l’avoir remercié ce soir. Nous avons pu ces derniers jours assister à des débats engagés ; vous n’avez d’ailleurs pas hésité, monsieur le rapporteur, à adopter une position minoritaire au sein de votre propre groupe politique. Cette attitude, à mon sens, est courageuse, car l’environnement mérite des combats courageux et difficiles : il faut parfois avoir un petit temps d’avance pour comprendre et identifier les enjeux, pour tracer le chemin et ouvrir des voies.
Si vous l’avez fait, monsieur le rapporteur, c’est parce que votre vie entière est engagée au service de l’environnement. Je ne reprendrai pas ici tout ce que vous avez pu faire dans ce domaine et ne ferai que mentionner le magnifique livre que vous m’avez remis à la suite de votre expédition dans les Terres australes et antarctiques françaises. Selon moi, les convictions en matière d’environnement s’acquièrent justement au cours des combats menés, des observations et des échanges, des contacts que l’on peut avoir et des choses que l’on peut découvrir. Même au cours d’un débat comme celui-ci, on fait encore des découvertes. C’est l’un des aspects extraordinaires de ce domaine du développement durable et de l’écologie : chaque jour, on découvre quelque chose de nouveau, car il s’agit d’un domaine vivant et mouvant, où la recherche et les découvertes sont sans cesse renouvelées. C’est cela, à mon sens, que nous avons réussi à accomplir collectivement.
Je voudrais encore, à mon tour, remercier tous les services du Sénat pour leur travail. Il est vrai que ces services sont tout à fait remarquables : à plusieurs reprises, nous nous sommes reposés sur eux pour y voir plus clair et envisager comment nous pourrions affiner tel ou tel point du débat.
Je remercie également tous les services du ministère de l’écologie. Ils sont, à n’en pas douter, très heureux de voir aboutir trois années de travail.
Mes remerciements s’adressent aussi aux opérateurs du ministère, quand bien même ils n’ont pas de représentant en ces lieux. Parmi eux, je mentionnerai en particulier les parcs nationaux : c’est la raison pour laquelle je me suis permis, mesdames, messieurs les sénateurs, de vous offrir un livre sur ces parcs. Je souhaite rendre hommage à leur savoir-faire, ainsi qu’à tous les autres organismes qui permettent la projection de l’action du ministère sur le territoire. Ils nous nourrissent en retour des évolutions locales, de ce qu’ils entendent dire, de leurs partenariats avec les collectivités locales, les associations et, plus largement, les groupes de Français aux opinions toujours différentes. Nous avons assisté ici à un débat sur la chasse : eh bien, il est à l’image de notre pays et de sa biodiversité humaine, si j’ose dire ! §C’est ainsi que l’on apprend à s’écouter, à s’entendre et, enfin, à tracer les voies qui permettent de faire avancer l’intérêt du pays. Voilà, à mon avis, ce que nous avons su faire dans cet hémicycle.
Je voudrais remercier tout particulièrement le groupe écologiste. Ce texte, en effet, correspond pour eux à des combats de longue haleine. J’ai pu constater, au cours de ce débat, que les sénateurs écologistes avaient aussi su entendre des opinions différentes de leurs propres convictions. Chacun, à vrai dire, a pu faire ce pas, y compris sur les travées de l’opposition au Gouvernement. Moi aussi, j’ai tenté chaque fois que j’ai pu de tenir compte des amendements des uns et des autres sans m’attacher à leurs étiquettes politiques.