Monsieur le président, il y a six mois, quelque temps après ma nomination au Gouvernement, je répondais à votre allocution de fin d’année en saluant le travail du Sénat, que je découvrais alors en tant que ministre, après avoir longtemps travaillé avec nombre de sénateurs lorsque j’étais président de commission à l’Assemblée nationale.
Six mois plus tard, mon expérience au Gouvernement m’a conforté dans la haute idée que je me faisais du Sénat et de sa place dans notre vie parlementaire et démocratique.
Le goût du débat dans la modération et le respect mutuel, la défense des principes fondateurs de notre République, appuyée sur une connaissance intime des réalités de nos territoires, que vous défendez avec ardeur : voilà ce qui, à mes yeux, donne au Sénat son identité et à ses travaux leur grande richesse.
Le Sénat a déjà siégé 123 jours et presque 1 000 heures depuis le 1er octobre dernier, et près de 8 000 amendements y ont été déposés.
Il est vrai que le Parlement est soumis à un rythme de travail particulièrement soutenu. Je mesure bien l’engagement et l’investissement que cela représente pour chacune et chacun d’entre vous, mais c’est le prix de l’élan réformateur engagé par la majorité présidentielle et le Président de la République depuis 2007 : seule la loi peut changer la loi. Cette volonté de rénovation n’a pas faibli depuis lors ; elle ne faiblira pas jusqu’au terme de la législature.