Intervention de Sylvie Desmarescaux

Réunion du 28 juin 2011 à 14h30
Maisons départementales des personnes handicapées — Vote sur l'ensemble

Photo de Sylvie DesmarescauxSylvie Desmarescaux :

À mon tour, je voudrais saluer avec beaucoup d’affection et d’amitié Paul Blanc, en mon nom personnel et au nom de mes collègues ne figurant sur la liste d’aucun groupe.

Mon cher collègue, le travail de longue haleine que vous avez mené mérite un sacré coup de chapeau !

En effet, cette proposition de loi constitue une réelle avancée, même si, bien évidemment, comme tout texte, quel qu’il soit, il n’apporte pas une satisfaction totale : il y a toujours le revers de la médaille…

En cet instant, je veux rendre hommage également aux associations qui œuvrent en permanence pour faire reconnaître les handicaps, qu’ils soient, comme l’a dit Mme Montchamp, mentaux, physiques ou liés à l’âge. Chaque jour, elles nous apportent leurs compétences et leur dévouement ; qu’elles en soient remerciées.

Enfin, monsieur Desessard, je vous ferai remarquer que je ne suis pas une cavalière, mais une élue : l’article 14 bis, qui a été introduit sur mon initiative dans la proposition de loi, n’est absolument pas un cavalier. Il vise simplement à assouplir certains points.

J’avais été très précise dans mes propos, et je pense– n’y voyez aucun orgueil de ma part – que cet ajout a amélioré la proposition de loi initiale. Au départ, étaient prises en compte l’impossibilité technique et l’impossibilité financière. Je suis revenue sur l’impossibilité financière, ne gardant que l’impossibilité technique. Il s’agit donc d’une réelle avancée en matière d’accessibilité pour les personnes handicapées.

Je le répète, en tant qu’élue nationale mais aussi en tant qu’élue locale, il me paraît essentiel de favoriser l’accessibilité. Nous pouvons tous être concernés par le handicap ; je le suis à travers l’un des membres de ma famille, et je sais que d’autres dans cette assemblée le sont à travers des proches. Nous avons tous la volonté de répondre aux attentes des personnes handicapées.

Sur un tel sujet, je considère que nous aurions dû aboutir à un consensus. Vous semblez dire que cette proposition de loi représente une avancée certaine mais que, à cause de l’article 14 bis, vous ne la voterez pas. Eh bien, du fond du cœur, je le regrette foncièrement.

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