J'ai été aussi intéressé par les effets de l'embargo russe. Je travaille sur ce sujet avec notre collègue Yves Pozzo di Borgo. Il ne faut pas s'étonner que quand on sanctionne, on ait le retour de bâton. Il faut bien peser ce que sont ces sanctions, ce qu'elles apportent, mais aussi ce qu'elles enlèvent. Sans anticiper sur la communication que nous allons faire avec mon collègue, j'estime qu'il faudrait que l'Union européenne soit plus indépendante des États-Unis. Les États-Unis nous entraînent, nous incitent, mais ne souffrent pas. Ce sont les entreprises européennes qui sont pénalisées.