Ma question s’adresse à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation et porte sur la refonte de la carte des zones défavorisées simples, les ZDS.
Cette révision répond à la demande de la Commission européenne, la carte définitive devant être remise au mois de mars prochain.
La profession agricole s’inquiète fortement des propositions de nouveaux zonages. À lui seul, mon département représente quelque 40 % des communes non classées de la région Occitanie, alors que, en termes de revenus agricoles, il est classé quatre-vingtième au rang national, sur 93, et possède un potentiel agronomique parmi les plus faibles.
Ces zones défavorisées ne sont pas juste dessinées sur une carte pour Bruxelles. Elles représentent une réalité physique, économique, sociale et, surtout, humaine.
Si le zonage, tel que vous le proposez aujourd’hui, devait être maintenu, les départements de la Haute-Garonne, du Gers, du Tarn-et-Garonne, du Lot et bien d’autres verront leur biodiversité irrémédiablement bouleversée. En effet, nombre d’éleveurs et de jeunes agriculteurs cesseront leur activité. Pourtant, comme l’a souligné le président Macron lors de ses vœux le 25 janvier dernier, l’agriculture française a du talent et de la ténacité. Voilà qui me laisse à penser, monsieur le ministre, que la mobilisation des manifestants dans nos départements n’est pas près de s’essouffler.
Monsieur le ministre, ma question est simple : allez- vous écouter les propositions formulées par la profession agricole, qui demande à revoir la liste des critères de zonage, notamment paysagers, et permettre ainsi une répartition plus juste de cette cartographie ?