Je partage les observations de nos collègues sur le volet sapeur-pompier volontaire. En revanche, je m'interroge sur l'angle d'attaque retenu, à savoir la question du rythme de travail des sapeurs-pompiers volontaires. La directive de 2003 soulève un problème beaucoup plus général, ce qui nécessite son réexamen. Cela concerne avant tout l'État, puisque, outre celle des sapeurs-pompiers volontaires, se pose également la question des gendarmes et des policiers. L'augmentation importante de leurs effectifs, inscrite dans la loi de finances pour 2018, n'avait d'autre but que de tirer les conséquences de la directive. En effet, l'application de la directive a eu des effets sur le cycle de travail des policiers en particulier, d'une grande technicité, même si notre pays s'y est longuement opposé.
Je souscris à l'avis politique et souhaite un réexamen plus global de la directive, car ses conséquences ne se limitent pas seulement aux sapeurs-pompiers volontaires.