Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, sur un sujet aussi important et sensible, la première des choses à faire est, me semble-t-il, de prendre de la hauteur et d’agir de façon dépassionnée.
Je rappelle tout d’abord que le droit à l’IVG a été considérablement amélioré ces dernières années.
En 2001, les délais pour pratiquer une IVG ont été portés de dix à douze semaines.
En 2013, l’IVG est devenue gratuite pour toutes les femmes.
En 2014, la notion de détresse a disparu.
En 2016, le délai minimal de réflexion d’une semaine a été supprimé, les sages-femmes pouvant désormais pratiquer des IVG médicamenteuses et les centres de santé des IVG instrumentales.