Admettez, madame la présidente, que nous consacrions quelques instants à ce sujet important.
Nul ne conteste, monsieur le ministre, que vous mobilisiez des moyens pour valoriser et promouvoir l’enseignement agricole. Au contraire, tout le monde peut vous rejoindre à cet égard. En revanche, nous vous alertons sur le fait que l’enseignement agricole, comme Nathalie Delattre l’a très bien expliqué, joue aujourd’hui sa survie !
Entre 2019 et 2022, près de 300 postes auront été supprimés. Si l’on appliquait la même trajectoire à l’éducation nationale, elle serait complètement décimée…
Sur toutes les travées, nous nous sommes rassemblés pour proposer des crédits et reconstituer le stock, si je puis dire, d’enseignements nécessaires. Le ministre de l’éducation nationale nous a expliqué qu’il ne pouvait pas s’engager sans votre aval, ce que l’on peut comprendre.
Dans l’enseignement agricole public, celui qui recrute le plus – il ne perd pas d’élèves cette année –, des établissements censés mettre en place des « doublettes » de matières dans le cadre de la réforme du baccalauréat ne peuvent pas le faire, ou le font au détriment d’autres options. Lorsqu’on ouvre une classe à un endroit, il faut obligatoirement en fermer une autre ailleurs. C’est un désastre pour l’attractivité de nos lycées agricoles et des territoires qui les accueillent.
Monsieur le ministre, entendez notre alerte !